Le nombre d'inscrits au diplome européen d'études supérieures en marketing s'accroit chaque année.Tandis que que la licence professionnelle s'avère beaucoup plus ancrée dans des logiques de compétences et de qualifications réelles, le deesma continue d'attirer un grand nombre d'étudiants.Chaque année, en outre le nombre d'écoles qui proposent le deesma augmente.Certaines , on l'a vu , utilise des arguments marketing un peu limite : la dimension européenne un peu surevaluée, le terme de bachelor, les hypothétiques débouchés ...Il n'en reste pas moins que personne à ce jour n'est capable de dresser un bilan de l'insertion professionnelle des deesma.On peut même se demander si c'est vraiment ce que recherche l'étudiant en deesma.

Une enquête que nous avons menée révèle que la 3eme année deesma joue plutot un rôle de ralentisseur que d'accélerateur professionnel.Comme s'il s'agissait fde maintenir intact un certain fantasme ou une certaine ambition.3 fois sur 4 l'étudiant en deesma sent confusément que ses recherches d'un poste en tant que chef de marque par exemple seront vaines et pourtant...La 3eme année lui permet en contrat pro de construire laborieusement une certaine expérience.Le véritable choix se fait après.Soit après un deesma, le diplomé fait le choix de tenter une esc fut-elle moyenne pour rechercher des signes tangibles d'ascension sociale : Les anciens, l'annuaire, le public CSP+, soit il continue dans la voie FEDE assez confiant dans son expéience et bien integré en entreprise.


Encore une fois, il faut souligner que la portée du deesma est relativement limitée hors d'une expérience significative en entreprise.C'est ainsi que 4 étudiants sur 5 choisissent une école qui leur propose un poste.Les écoles de ce point de vue ont la volonté de se différencier par la qualité de leur placement.Celui ci devient pourtant de plus en plus complexe et le recours à des stagiaires fréquents en marketing.

Les modalités de financement ont changé.Stage, assedic , contrat pro: les possibilités plus ou moins légales se multiplient et paradoxalement les grosses écoles ont du mal à suivre.Elles ont des charges importantes et ne proposent pas d'offres initiales vraiment concurrentielles en deesma.Elles étaient tranquillement assises sur le business du contrat de qualification BTS et n'ont rien vu venir.Ni le contrat de pro ni surtout les nouveaux comportement des3 eme année.Hier par exemple une école pouvait se vanter d'un bon taux de réussite au bts -diplome d'état- aujourd'hui cet argument pour le deesma a moins d'impact même si le niveau augmente légèrement avec la selection.

L'alternance 4 jours / 1 jour s'est quasi généralisée et ce qui fait la différence c'est son propre réseau et ses relations.Le paradoxe c'est que certaines écoles ont des postes orientés commerce qui ne sont pas acceptés par des étudiants refusant d'être des commerciaux ou jugeant celà un peu faible...

En fait tout commence après le deesma puisqu' il s'agit du premier niveau LMD.Et c'est après le deesma que se déclare la véritable guerre entre des écoles FEDE et des écoles de commerce avec un titre d'école.

La plupart des écoles FEDE ont beaucoup de mal à fidéliser - c'est le fameux malaise des Master dont nous avons déjà parlé - et les petites apportent souvent plus de souplesse.Tous ces élements doivent être pris en compte dans la recherche d'une école outre le guide que nous proposons.