• Le malaise des ESC "FEDE"
Quand des étudiants en diplôme européens d'études supérieures en marketing - DEESMA - vont dans une soirée, ils disent quand on leur demande qu'ils font une école de commerce. Cela parait anodin, un peu idiot, un truc de drague, un truc pour emballer et pourtant... Cela témoigne peut-être de ce malaise du diplôme européen et de la crise des écoles qui distribuent les diplômes de la FEDE. Au début, cela nous a paru insignifiant mais on sentait qu' il se passait quelque chose de bizarre comme un léger malaise. Certains étudiants parlaient d'une licence mais semblaient un peu embêtés.Comme si certains géraient de plus en plus mal leur parcours chez Arca, Icoges, Pigier Maestris, etc. Le phénomène s'est reproduit il y a à peu près 2 ans avec les Master FEDE première année qui allaient se recaser dans les écoles de commerce de seconde zone du type IFAG,IPAG,ESCG, ISEE, ISEG,INSEEC etc. qui, elles avaient bien senti le filon. Seuls, ceux qui avaient une entreprise solide dont ils tiraient une certaine fierté continuaient en deuxième année de Master FEDE mais quelque chose s'était brisé et un complexe sournois s'était installé.

  • Un effort de modernisation du BTS
Pendant ce temps, la communication des écoles BTS a un peu changé de ETS à l'ICA... Un effort de modernisation, un discours plus ambitieux, des identités visuelles plus "jeunes cadres".Certaines ont sauté le pas et se sont présentées comme des écoles de commerce.( On ne sait toujours pas ce que sait !)Les étudiants ricanaient tandis que d'autres y croyaient timidement.Il y a eu quelques belles tentatives notamment celle d' ISEFAC avec son cycle en 3 ans = BTS + DEES mais dans le fond ça n'a pas tellement fonctionné et il peut être utile de se demander pourquoi.

  • La notion d'ESC implique à la base un certain esprit de corps, une sorte de culture commune, le sentiment d'appartenance à une promotion qui se soutiendra et qui pourra le cas échéant se soutenir en défendant les valeurs de son école.C'est un élément tout à fait important car l'école de commerce ne se soutient que de cette dynamique collective. Evidemment cela est totalement absent des écoles qui distribuent le DEES pour des raisons qu'on a analysées ailleurs liées au fait que le diplôme européen d'études supérieures ne fait pas partie intégrante du territoire de la marque de l'école ( Sur le principe, tous les DEES de toutes les écoles se valent...)
  • L'ESC vit ainsi grâce à une logique de réseau entre les anciens et les nouveaux, entre les formateurs et les étudiants , entre les entreprises et les étudiants et l'école.Sans cette dynamique elle n'existe plus.Imaginez une ESC qui ne peut mettre en avant le parcours des anciens diplômés ! Quelle serait sa réputation ? Comment pourrait-elle justifier la qualité de la formation de ses diplômés ? Et garantir une solidarité transgénérationnelle. En proposant des postes par cooptation par exemple.
  • La ressource des ESC est constituée par les étudiants. Cela implique un annuaire.Il est frappant de constater que la plupart des écoles qui distribuent le dees n'ont jamais vraiment prêté attention aux potentiels des étudiants sur la durée.A croire que le diplômé BTS est une sous-ressource.Seulement maintenant il faut fidéliser vers le DEES et vers le Master et là ! Ca se corse !Du jour au lendemain certaines écoles se découvrent une stature d'école de commerce alors que les bases de données des anciens n'ont jamais été exploitées.Résultat: aucune culture du réseau. Et surtout aucune image.


Cela explique peut -être la désaffection des Master 1 FEDE vers des écoles de commerce qui ont compris que le marketing de l'éducation changeaient un peu et qu' il ne suffisait plus de faire du contrat pro pour devenir d'un coup la super école de commerce mais qu' il convenait de mettre en oeuvre une fierté de corps autour d'une marque fédératrice.