• La concurrence des diplômes
Les titulaires d'un CAP ou d'un BEP se voient concurrencés par les bacheliers pro pour les emplois d'ouvriers, eux mêmes freinés par les BTS et DUT pour les postes d'employés.

Alberto Lopez, responsable du département des entrées dans la vie active au centre d'études et de recherche sur les qualifications (cereq) souligne à cet égard:

Il y a 20 ans, il était tout à fait envisageable d'entrer dans une banque comme employé avec un CAP ou un BEP. Aujourd'hui, il faut au moins le bac et pour certaines conventions collectives, le niveau de réference est le bac + 2
Même au stades supérieurs, la dévalorisation perdure. Le Monde de l'Education n°346 d'avril 2006 souligne bien que ce phénomène est lié à l'abondance des jeunes de plus en plus qualifiés:le marché du travail s'ajuste à cette évolution.

  • La tendance des diplômes
Evidemment, tous les cursus ne sont pas touchés de la même manière ! A partir du bac + 2 (BTS et DUT), le Monde met en lumière 3 tendances :

Les BTS sont prisés par les entreprises, mais nombre d'entre eux décrochent des emplois inférieurs à leur titre. Certains BTS peuvent se retrouver en concurrence avec des Bac pro.

Le LMD (réforme qui vise à harmoniser les diplômes européens en instituant des grades à trois niveaux (licence/ master /doctorat) favorise l'allongement des études.

Dans ce cadre, on comprend bien qu'il est essentiel de s'interroger sur la nature des postes occupés par les DEESMA, DEESCOM, DEESARH, etc. Sans doute, il est trop tôt pour dresser un bilan mais cette période de transition doit être présentée clairement dans tous ces enjeux aux étudiants.

  • La dévaluation du diplôme
Une fois en poste, beaucoup constatent la dévaluation de leur titre.

Interrogés par le CEREQ sur le diplôme nécessaire pour occuper leur emploi, 22% des titulaires d'un bac + 3 ou bac + 4 répondent qu'un bac+ 2 ,11% qu'un bac auraient suffit, 2% un CAP ou BEP, 3% aucun diplôme... Mais on note qu'ils ne se sentent pas tous forcément déclassés. Cela dépend en effet de l'histoire familiale et de l'origine sociale sur lesquelles nous reviendrons une prochaine fois.

Un exemple avant de finir ?

Un fils d'ouvrier accédant à une profession intermédiaire avec un bac + 5 ne se sent pas forcément déclassé, contrairement au fils de cadre.
La suite au prochain épisode.


A bientôt
sur PrepaDEES