• Les écoles et la FEDE
Les écoles membres de la FEDE s'engagent à respecter ses référentiels afin de former les étudiants au sein de leur centre et d'être centre d'examen. Evidemment ce modèle n'est pas exempt d'ambiguïtés (voir ce sujet http://liveshow.rdn.fr ) et les écoles qui distribuent le produit FEDE sont largement inégales. Le nombre d'heures est par exemple fixé sur un mode consultatif par la FEDE et non obligatoire : certaines écoles le proposent en alternance 1 jour école/4 jours entreprise; d'autres 2/3 ; d'autres en initial 1 /4 ! Les prix varient du simple au triple !

Ces ambiguïtés ne signifient pas que le diplôme FEDE n'a pas de valeur mais qu'il faut porter une grande attention aux modalités de formation. Le DEESMA ou le DEESCOM ou DEESARH au delà du problème de leur valeur intrinsèque prendront de la valeur s'ils sont enseignés dans de bonnes conditions par des formateurs de qualité. Cela, évidemment, n'est pas une évidence.

Le premier problème réside dans le contenu propre du diplôme FEDE. L'équipe de PrepaDEES juge que les référentiels sont assez pertinents s'ils sont enseignés en connexion avec l'actualité. Certains jugeront que le DEESCOM n'apporte rien au BTS communication, cela peut être discuté dans la mesure où l'enseignant de DEESCOM peut fournir une approche plus poussée.

  • Valeur du diplôme FEDE
Le deuxième problème réside dans la valeur d'un + 3 ou +4 ou + 5 européen. A quoi cela sert-il ? Ne vaut-il pas mieux faire une licence pro à l'université ?
Nous pensons qu'il faut distinguer la reconnaissance nationale du DEES de sa reconnaissance effective ou de fait. Beaucoup d'écoles proposent des titres non homologués ou des diplômes maison qui sont dénués de notoriété. Il semble que le +3 DEES , même s'il ne s'agit pas d'un diplôme national est assez bien accepté en entreprise. Il est assez bien accepté si le candidat au poste a de la valeur.

Les diplômes de la FEDE ne suffisent pas à faire la différence. Ils ne valent que ce que valent les candidats! Il s'agit donc d'un cercle vicieux puisqu'un candidat mal formé aura peu de chances de décrocher un poste en adéquation avec ses ambitions :

Il ne sait pas se mettre en valeur, il ne sait pas mener un entretien, il ne sait pas parler de son expérience, il ne sait pas utiliser ce qu'il a appris ! Mais qui aurait pu lui transmettre cela ?

L'école ?
Elles n'apportent quasiment aucun soutien de ce type et négligent complètement les anciennes promotions et le suivi des carrières !

La FEDE ?
Elle a mis en ligne un questionnaire et semble s'interroger sur ce que sont devenus les anciens DEES après 20 ans d'existence !


  • Le problème de la reconnaissance
Le problème de la reconnaissance de la FEDE est perceptible lorsque les étudiants diplômés se voient proposer des postes payés au SMIC ! Ils s'en étonnent et semblent découvrir que la recherche du bon poste implique souvent du relationnel, du réseau, un certain entraînement, une bonne maîtrise de soi, etc.


Face au fait que le diplôme FEDE n'est pas un diplôme d'état, nous signalons qu'il est plus accessible financièrement que d'autres, plus souple grâce aux modalités alternance/initial et qu'il oblige à faire ses preuves puisqu'il ne prouve pas véritablement la valeur d'un étudiant !


Pour toutes ces raisons, PrepaDEES et le DEESClub souhaitent favoriser la formation continue, le coaching, le relationnel et la pratique du réseau largement répandus dans toutes les écoles supérieures.